Entreprises : pas de nouvelle baisse des impôts de production avant 2019

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a écarté la possibilité de nouvelles baisses des impôts dits « de production » pour les entreprises avant 2020. Le gouvernement évoque un « environnement contraint » au niveau budgétaire et la nécessite se concerter préalablement avec les collectivités territoriales.

Les impôts de production ne baisseront pas avant 2020. C’est l’annonce faite par le Premier ministre, Edouard Philippe, lors d’un point presse à Matignon ce lundi, à l’issue d’une réunion du Conseil national de l’industrie. Concrètement, les impôts de production sont des impôts locaux payés par les entreprises qui s’ajoutent à l’impôt sur les bénéfices réalisés. Ils sont plus élevés en France que dans d’autres pays européens comme l’Allemagne ou l’Italie.

Pour le gouvernement, la première contrainte est l’environnement actuel. « Au fur et mesure que des marges de manoeuvre se dégageront, nous pourrons nous engager à réduire dans une certaine proportion la fiscalité de production », a déclaré le Premier ministre. Il ne croit pas toutefois que cela puisse être inclus dans la loi de finances de 2019. Autre contrainte pour Edouard Philippe, « c’est la discussion avec les collectivités territoriales sur les effets que pourraient avoir la diminution de la fiscalité de production sur leur situation ».

Une réduction des impôts sur la production dès 2019

Une réduction des impôts sur la production est néanmoins prévue dès l’an prochain par la future loi Pacte pour la croissance des entreprises, notamment en supprimant le seuil fiscal des 20 salariés. L’ensemble des mesures déjà prévues par la loi PACTE réduira les impôts de production « d’environ 1,5 milliard d’euros d’ici à la fin du quinquennat », a rappelé lundi Edouard Philippe.

670 millions d’euros seront débloqués pour permettre 148 700 entrées en formation dès cette année, en particulier dans des métiers où l’industrie peine à recruter : chaudronniers, usineurs, mécatroniciens ou encore électroniciens.

« On dit que 40% des recrutements industriels sont jugés difficiles en raison d’un manque de main-d’oeuvre. C’est une limite considérable au redémarrage économique français, à la compétitivité française, c’est aussi quelque chose de choquant compte tenu du niveau du chômage en France », a estimé le Premier ministre.

Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme d’investissement dans les compétences (PIC), annoncé à l’automne dernier et doté de 15 milliards d’euros sur 5 ans.

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