Trois ans pour réformer la formation professionnelle

Le ministre de l’Éducation a annoncé ce lundi 28 mai, les axes de la réforme de la formation professionnelle : une filière à revaloriser.

Après la réforme du bac général et technologique, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer s’attaque au bac pro, CAP et mention complémentaire. Des filières qu’il faut « revaloriser » selon lui. La réforme suit plusieurs axes.

Le ministre souhaite créer des « campus professionnels » ou « Harvard du pro » réunissant centres de formation et entreprises sur le même site. Il existe aujourd’hui 78 lycées professionnels. Mais aucun sous la forme de réels campus avec des infrastructures spécialisées. L’idée est de constituer de véritables réseaux autour des métiers, à l’échelle régionale.

Autres axes de travail : la simplification des cursus et la lutte contre les mauvais résultats d’insertion. Le ministre veut rendre plus lisible l’offre de formations et revoir les intitulés des bacs pros. Il souhaite également réduire les effectifs des élèves dans les filières qui embauchent peu.

Dans ces filières, la spécialisation des lycéens se fera de manière progressive. Après un bilan des acquis en seconde, les élèves se spécialiseront en classe de première. Pour ce qui est du CAP, la formation d’une durée de deux ans initialement, pourra s’étaler sur un, deux ou trois ans.

Une formation dévalorisée

La voie professionnelle, éternelle « voie de garage » du système éducatif français, compte près de 700 000 élèves soit un tiers des lycéens français. Avec cette réforme, Jean-Michel Blanquer mise sur une meilleure répartition et une meilleure orientation dans un contexte où le taux d’échec de ces élèves en licence à l’université est de 97%  et le taux de chômage de 46% pour les bacheliers professionnels sept mois après l’examen.

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