INFOGRAPHIE – Serge Dassault : son univers impitoyable

Serge Dassault est mort hier à l’âge de 93 ans. Il était à la tête d’un empire industriel faisant de lui l’un des acteurs majeurs de l’économie française. L’homme d’affaires aux multiples casquettes laisse derrière lui, non seulement une fortune, mais aussi un patrimoine colossal. 

La pieuvre Dassault. Ainsi pourrait-on qualifier cet homme d’affaire, homme politique, et patron de presse. Entré très tôt dans le milieu industriel, il a été qualifié en 1999 par le magazine L’Usine nouvelle comme « entrepreneur du XXe » siècle. Ce colosse aux pieds d’acier a marqué l’histoire industrielle française. Emmanuel Macron lui a rendu hommage hier soir en déclarant :  » En Serge Dassault, la France perd un homme qui a consacré sa vie à développer un fleuron de l’industrie française.« 

Avion, journal, vin, oeuvres d’art,…

A 26 ans il entre dans le groupe créée par son père Marcel Dassault. Il gravira tous les échelons de l’entreprise par la suite : il devient PDG de Dassault Electronique en 1967, puis accède à la présidence du groupe Dassault Aviation à partir de 1986, jusqu’en 2000. Jusqu’en 1986, les ventes du groupe d’aéronautique reposent principalement sur le Mirage, crée à la fin des années 1970. Le modèle Mirage 2000 est utilisé à partir de l’année 1984 par l’armée de l’air française qui en compte 314 exemplaires. En parallèle à l’industrie de la défense, Serge Dassault s’est aussi intéressé au monde de la presse.

Après avoir racheté le groupe Valmonde (Valeurs Actuelles) puis la Socpresse du groupe Hersant, il a mis la main sur Le Figaro en 2004. Le journal lui a rendu un hommage, mardi 29 mai, en faisant sa Une en lettres noires. En plus de ces activités de presse, Serge Dassault avait un goût prononcé pour la culture et le patrimoine français. Il était propriétaire depuis 1955 du Château Dassault, associé à 28 hectares dans le vignoble de Saint-Emilion.

Serge Dassault avait désigné son bras droit, Charles Edelstenne, âgé de 80 ans, comme remplaçant automatique en cas de « vacance » à la tête de son empire industriel. Un poste qui ne serait que transitoire, avant qu’un véritable successeur à Serge Dassault ne soit désigné, indique Le Monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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