600 kg d’ivoire brûlés lors d’une opération de sensibilisation au trafic

Mercredi 30 mai, entre 500 et 600 kg d’ivoire ont été détruit à Antibes. Il s’agit d’une opération symbolique menée conjointement par le Fond international pour le bien-être animal (IFAW) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (Oncfs) pour attirer l’attention du public sur l’impact du trafic.

Dans les pièces détruites, 350 kg d’ivoire brut – dont une paire de défenses d’un poids de 120 kg – et plus de 200 kg d’ivoire travaillé. La réglementation sur l’ivoire est très stricte. Depuis la signature par la France de la convention de Washington en 1973 [Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction], le commerce de l’ivoire est interdit. « L’ivoire transite par les ports, les aéroports…, explique Loïc Obled, directeur de la police de l’Oncfs. Et puis il ne faut pas oublier qu’en tant qu’ancien pays colonial, la France dispose de beaucoup de stocks non-déclarés. »

Le kilo d’ivoire entre 700 et 1000 €

Difficile de chiffrer les bénéfices du trafic.Selon les estimations, le kilo d’ivoire brut se négocierait entre 700 et 1000 euros. Mais le prix au kilo varie énormément selon l’ancienneté de la pièce, le fait qu’elle soit ouvragée ou non et la taille de la défense. De ce fait, les chiffres de saisies – aux alentours de 800 kg en 2016 – ne peuvent être convertis en euros. « La vente alimente un marché, suscite la demande. Le trafic augmente et avec lui l’atteinte à l’environnement. »

L’Oncfs a des prérogative de police judiciaire. Il est amené à effectuer des perquisitions sur des stocks destinés à la commercialisation : « On peut se retrouver face à des gens qui cherchent à se faire un peu d’argent en en vendant sur internet. Parfois ce sont des particuliers qui se séparent d’un héritage familial. Et puis il y a aussi des réseaux plus organisés de trafiquants. » Entre 2007 et 2014, la population d’éléphants de savane a décliné de 30 %, à 350 000 individus.

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