« Il n’y a pas trop d’aides sociales en France, certaines sont juste mal utilisées »

Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a de nouveau évoqué mardi les coupes dans les aides sociales pour faire des économies. Accusées de coûter trop cher, certaines de ces aides sont pourtant méconnues du grand public. Etat des lieux. 

En novembre dernier, l’association adessadomicile publiait un sondage dans lequel 49% des Français avouaient ne pas connaître les aides auxquelles ils étaient éligibles. Pour un de ses responsables, David Zeisler, le principal problème réside dans le manque d’information : « Certaines aides sont connues uniquement des membres de la CAF. Si on ne s’y intéresse pas, c’est impossible de tout savoir« . Selon lui, les principaux responsables sont les centres de la CAF eux-mêmes qui ne communiquent pas assez sur le sujet : « On met des choses en place mais on les laisse dans les tiroirs. Il n’y a pas trop d’aides sociales en France, elles sont juste mal utilisées » conclut-il. L’occasion de passer en revue certaines des aides sociales les plus méconnues.

  • Allocation personnalisée d’autonomie

Cette allocation spéciale tient compte de la perte d’autonomie d’une personne sur une échelle de 1 à 4. Cette aide prévoit notamment 21 heures d’intervention à domicile par mois à des tarifs préférentiels. Pour en bénéficier, il faut avoir 60 ans ou plus, résider en France et pouvoir prouver que l’on a des difficultés pour se déplacer.

  • Allocation Journalière de Présence Parentale

Si un enfant est gravement malade et demande beaucoup d’investissement en temps et en argent à sa famille, les parents peuvent bénéficier de cette aide sociale. Pour cela, il faut justifier la maladie de l’enfant avec un certificat médical qui stipule la durée du traitement dont il a besoin et la nécessité pour lui  d’avoir un parent auprès de lui. Pour une personne divorcée, cette aide peut atteindre 51,26 euros par jour pendant six mois, renouvelable jusqu’à trois ans.

  • Allocation de soutien familial

Cette aide destinée aux parents qui s’occupent de leurs enfants seuls s’élève à 109,35 euros par mois et par enfant à charge. Pour en bénéficier, aucune condition de ressource n’est demandée ; il faut juste que le deuxième parent ne participe plus aux frais de la famille depuis au moins un mois.

  • La Bourse Collège

Vous ne le savez peut-être pas mais une aide existe pour aider les parents dont l’enfant est inscrit dans un collège. En fonction des conditions de ressource et du nombre d’enfants à charge, cette aide peut atteindre 35€, 96€ ou 151€ par trimestre.

  • La Prime de Noël

Cette prime est une aide exceptionnelle forfaitaire versée automatiquement dans la semaine précédant Noël à certains bénéficiaires de minima sociaux. En fonction de votre situation (célibataire/en couple) et du nombre d’enfants que vous avez à charge, cette prime s’élève de 152 € à 442€. Seuls ceux qui bénéficient déjà de certaines aides comme le RSA y ont droit.

  • La Prime à la naissance

Cette prime concerne les femmes qui viennent d’accoucher. Elle est censée les aider à couvrir les frais liés à l’arrivée d’un enfant dans un foyer. En 2018, elle atteint 941 euros net mais elle est accessible seulement pour les parents dont les revenus ne dépassent pas un certain seuil. Si la mère accouche de jumeaux, elle peut bénéficier d’une aide pour chaque enfant, même chose pour les triplés. Cette aide peut donc atteindre au final 2825 euros.

  • La Prime de déménagement

Cette prime concerne les familles qui bénéficient de l’APL (aide au logement) et qui sont dans l’obligation de déménager à la naissance de leur troisième enfant. Autre condition (et là il faut s’accrocher) : le déménagement doit se dérouler entre le 1er jour du mois civil suivant le 3ème mois de grossesse et le dernier jour du mois civil qui précède les 2 ans de votre enfant précédent… Côté montant, cette prime s’élève à 988 euros pour une famille de 3 enfants. Rajoutez 82 euros pour chaque enfant supplémentaire.

  • La Majoration pour la vie autonome

Cette majoration est une allocation qui vient s’ajouter à l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Elle permet aux personnes en situation de handicap vivant seules dans un logement de faire face aux dépenses que cela implique. Pour en bénéficier, il faut être handicapé à au moins 80%, percevoir déjà une aide au logement et ne pas toucher de revenu d’activité. Le montant de cette majoration est fixé à 104 euros par mois.

Cette liste est évidemment non-exhaustive, des dizaines d’autres aides sociales existent. Pour en savoir plus, il est possible de s’informer sur : www.service-public.fr

Harold Grand

Etudiant, utopiste, opiniâtre: rien que ça ? Non un peu radin sur les bords et perfectionniste aussi. Ah oui j’oubliais: surconsommateur de médias, drogué à tout ce qui se lit dans les kiosques, ce qui s’écoute à la radio et forcément ce qui se regarde à la télé. FORCE ET HONNEUR !

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